La fièvre du ballon rond

A Madagascar, le football prend la dimension d’une affaire d’Etat. Dorénavant, les Barea qui portent haut les couleurs du pays, à l’échelle continentale voire mondiale, sont mis sur un piédestal, avec des pluies de récompenses à la clé. « Chaque goutte de sueur mérite salaire », dit un adage populaire. Le prix de la gloire.
Des primes et des villas, autant dire que les efforts de Rôrô et ses protégés ont payé. Et c’est une véritable source de motivation pour les autres, notamment les Barea A. D’ailleurs, ces derniers de retour sur le terrain pour la qualification mondiale demain face au Burkina Fasso au Maroc, ont déjà manifesté leur détermination d’emboîter le pas à Dax et consorts.
Comme si leur exploit historique a ravivé le feu sacré du patriotisme, pas seulement chez les Barea A, mais surtout auprès de la population toute entière. Le sport roi a une fois de plus fédéré des millions de Malgaches, qu’ils résident dans l’île ou à l’étranger, qu’ils soutiennent l’opposition, le pouvoir en place ou qu’ils soient de simples citoyens.
En somme, l’exploit des Barea Chan fait la fierté de tout un pays, et renforce le sentiment d’appartenance et pousse chaque athlète, expatrié ou local, à briller et à se surpasser à l’échelle mondiale. Plus qu’une belle lancée, c’est un élan fédérateur pour écrire ensemble une nouvelle page d’excellence malgache.
Des athlètes réclament toutefois à ce que chacun soit traité sur un même pied d’égalité. De nombreux champions malgaches à l’échelle africaine, voire mondiale, méritent la même reconnaissance et les mêmes encouragements, pour valoriser l’ensemble des talents nationaux et pour que la fièvre de la victoire s’empare aussi d’autres disciplines.

F.M

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