Amélioration du climat des affaires: la modernisation des infrastructures, impérative

Madagascar a tout intérêt à améliorer le climat des affaires s’il veut accélérer son déve­loppement. Les discussions entamées la semaine passée entre le ministre de l’Indus­trialisation et du commerce (Mic), David Ralambofiringa, et le représentant résidant du Fonds monétaire international (FMI), Kodjovi Mawulikplimi Eklou, ont été axées dans ce sens.
Pour le ministre David Ralambofiringa, cette rencontre fut l’occasion d’échanger sur les secteurs stratégiques sur lesquels le ministère se concentre pour renforcer la coopération avec le FMI. De son côté, le diplomate a profité annoncé la présence d’une mission du FMI dans la Grande île pour y examiner de près l’environnement des affaires. Il a particulièrement mis l’accent sur les infrastructures, les transports et surtout l’approvisionnement énergétique.
A souligner que la situation de Madagas­car sur le plan énergétique est assez critique, au point pour le pays qu’il a plus que besoin de soutien pour améliorer sa situation. La Jirama a d’ailleurs confirmé une intensification des délestages à Antananarivo et ses environs, en raison d’une production d’électricité insuffisante face à la demande et pire, l’écart continue de se creuser actuellement. Il n’est point nécessaire de spécifier que l’amplification des cas de délestage n’arrange en rien l’environnement des affaires, et toute forme d’appui est la bienvenue pour pouvoir rectifier le tir.
Par ailleurs, le Mic stipule qu’il suit de près les secteurs stratégiques pour renforcer le partenariat avec le FMI passant par l’analyse du contexte, la modernisation des matériels et des infrastructures, notamment sur le plan énergétique, mais aussi dans les secteurs clés comme la vanille et le textile, sans oublier l’amélioration des stratégies pour augmenter les revenus. « Pour ce faire, les méthodes de travail doivent s’opérer en toute transparence, et la mise en place d’un environnement d’investissement attractif et propice au développement de l’entrepreneuriat est de mise », avance le ministère.

Jean Riana

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