Lors du lancement du projet Gold+ en 2021, ayant pour objectif de renfermer de réduire, voire éliminer l’utilisation du mercure dans le secteur d’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (Emape), les 60.000 mineurs qui ont été recensés auprès des sites aurifères au pays déversent annuellement 14 tonnes de mercure dans la nature. Si on prend en compte les grands exploitants et les informels, ce chiffre est ramené à 18 tonnes par an, rapporte-t-on dans ce projet.
«Aucune statistique officielle n’est plus disponible depuis 2021. Mais force est de constater le développement du secteur actuellement, notamment les informels », déplore un responsable du ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), interrogé à ce sujet hier.
Conscient de la gravité de cette situation, le Medd a procédé hier à Nanisana, à la remise officielle de 23 dispositifs portatifs de détection des gaz d’échappement, d’équipements de protection individuelle pour l’opérationnalisation effective des rôles et attributions d’une soixantaine d’Officiers de police judiciaire de l’environnement (OPJE), répartis à travers les régions de Madagascar. Dans la foulée, ils ont été également dotés d’un appareil portable de dosage du mercure dans l’environnement (l’air, l’eau et le sol), grâce à l’appui financier du projet planet Gold Madagascar. Un appareil portatif de dosage qui permet de contrôler la pollution par le mercure afin de prendre des actions et des décisions appropriées. « Ces équipements visent à renforcer les capacités opérationnelles des Officiers de police judiciaire de l’environnement, dans leurs missions de prévention, de constatation et de répression des infractions environnementales », a fait savoir le numéro un du Medd, Max Fontaine Andonirina, à la remise de ces équipements.
A noter que le contrôle de la qualité des gaz d’échappement s’inscrit dans une collaboration étroite entre le Medd, celui des Transports à travers l’Agence des transports terrestres (ATT) ainsi que le ministère délégué en charge de la Gendarmerie nationale via sa Direction générale de la sécurité routière (DGSR).
Sera R.




