A Madagascar, les produits agricoles abondent et affichent une qualité indéniable. Pourtant, leur potentiel économique reste largement sous-exploité, faute de transformation locale et de stratégie claire de mise sur le marché. Le président du Syndicat des Industries de Madagascar (Sim), Tiana Rasamimanana, a rappelé que le problème n’est pas la nature des produits, mais la manière dont ils sont positionnés.
« Nous devons apprendre à maîtriser, transformer et vendre », a-t-il insisté, appelant à un véritable changement de mentalité. Selon lui, tant que les matières premières ne seront pas valorisées sur place, Madagascar ne pourra pas pleinement bénéficier des richesses issues de son agriculture, de son élevage et de sa pêche.
En effet, la transformation locale permet de créer de la valeur ajoutée, de générer des emplois et de renforcer la compétitivité des produits malgaches sur les marchés internationaux. Mais la qualité seule ne suffit plus. Dans un contexte de mondialisation, les produits doivent être soutenus par une stratégie de marketing et de branding ambitieuse.
« Il faut doter nos produits d’une identité claire, d’une image forte, capable de séduire aussi bien les consommateurs locaux qu’étrangers », a expliqué le président du Sim.
La réussite de cette démarche repose sur une responsabilité partagée. L’Etat est appelé à jouer un rôle de facilitateur en garantissant un cadre réglementaire adapté, en accompagnant les producteurs et en ouvrant l’accès aux marchés mondiaux. Le secteur privé, pour sa part, doit s’engager à assurer la qualité dès la production, à respecter les normes internationales et à investir davantage dans la transformation.
Arh.




