3e Assises franco-malgaches : des liens de coopération décentralisée à renforcer

Les préparatifs de la 3e édition des Assises de la coopération décentralisée entre la France et Madagascar, avancent à grands pas. Hier, la ministre des Affaires étrangères, (MAE) Rasata Rafaravavitafika et celui de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT), Naina Andriantsitohaina, en présence de l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, ont présenté les objectifs et les avancées de cette rencontre qui débutera après-demain dans la capitale.

«Chaque année, les collectivités territoriales françaises investissent plus de cinq millions d’euros qui proviennent par leurs ressources propres ou par appels à projets », a annoncé l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois. Selon lui, depuis le premier jumelage en 1961, plus d’une trentaine de partenariats actifs existent entre les deux pays.
Au-delà des échanges, ces partenariats traduisent des actions concrètes telles que la formation des élus et la construction d’infrastructures et permettent le développement des collectivités locales. Des ateliers de coopération sont organisés deux fois par an. « A noter que Madagascar figure parmi les premiers pays partenaires des collectivités locales françaises », a-t-il ajouté.
La délégation française sera conduite jeudi par Alain Rousset, président du groupe pays Madagascar au sein de Cités Unies France et non moins président de la région Nouvelle-Aquitaine.

Un décret et des accords

La ministre Rasata Rafaravavitafika, a souligné que la coopération décentralisée est aujourd’hui un véritable instrument de développement et un complément naturel à la diplomatie d’Etat. Elle a remercié l’engagement constant des acteurs qui animent cette coopération de proximité, essentielle pour la population.
« La coopération rapproche les territoires et les citoyens et favorise le partage de compétences », a-t-elle souligné. Le MAE travaille en étroite collaboration avec le MDAT et les collectivités territoriales décentralisées (CTD), pour élaborer des accords et un décret fixant le cadre juridique de la coopération décentralisée.
« Ce décret devra faciliter les interactions entre collectivités locales malgaches et collectivités étrangères, tout en respectant la politique extérieure de l’Etat », a précisé la ministre.
De son côté, le ministre Andriantsito­haina a salué la vitalité de la diplomatie entre Madagascar et la France. Selon lui, cette collaboration ne se limite pas aux rencontres officielles entre chefs d’Etat, mais se traduit par des résultats concrets sur le terrain.
« Nous constatons une coopération bilatérale très efficace, visible tant diplomatiquement que dans les projets conjoints avec la France, tels que PADEVE ou le projet Lalankely », a cité le ministre.
Ces prochaines Assises ont pour ambition de dresser un bilan des partenariats en cours, de tirer les leçons des conventions signées et de consolider les liens déjà établis. Le ministre a profité de l’occasion pour remercier les équipes du ministère des Affaires étrangères et de l’Ambassade de France pour leur travail de préparation, mené depuis plusieurs mois.

F.M

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