Atsimo Andrefana: le projet Taratra renforce le dialogue autour des enjeux miniers

Le projet Taratra, initié par l’Eglise catholique à travers la Conférence des évêques catholiques de Madagascar, poursuit ses actions en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance dans le secteur minier. Après plusieurs étapes dans la région Atsimo Andrefana, une conférence-débat s’est tenue le 5 septembre à Toliara, rassemblant acteurs institutionnels, société civile et communautés locales.

La rencontre, organisée dans la grande salle Basia Tsianaloka, a réu­ni des représentants des directions régionales des Mines, de l’Environnement et des Domaines, ainsi que des autorités locales, des forces de l’ordre et des habitants. Cette rencontre consistait à informer et sensibiliser la population sur les enjeux liés aux activités minières, dans une région où se mul­tiplient les exploitations de labradorite, graphite ou ilménite.
«Les rumeurs et préjugés autour des projets miniers sont nombreux. Notre mission est de partager une information fiable afin que les communautés comprennent les opportunités, mais aussi les responsabilités liées à ces projets», a expliqué Ralahy Emmanuel, coordinateur du projet Taratra.

Droits et obligations

Au cœur des échanges figuraient les droits et obliga­tions des différents acteurs – entreprises, populations, col­lectivités territoriales dé­centralisées – mais aussi
l’évolution du cadre légal. «Les réformes du Code minier, révisé en 2023 et suivi d’un décret d’application en 2024, ont été présentées. Il est essentiel que chacun connaisse les textes avant de porter un jugement», a rappelé Ria Raonison, directeur régional des Mines de l’Atsimo Andrefana.

Les participants à cette rencontre ont notamment formulé leur souhait de pérenniser ce type de plateforme. «Tout a été clair et compréhensible. Ces séances doivent continuer car elles améliorent la communication entre toutes les parties prenantes», a souligné M­a­na­nama, membre de la communauté locale.
À travers ces échanges, le projet Taratra entend renforcer la participation citoyenne et le dialogue autour d’un secteur stratégique pour la région. Surtout, il s’agit de veiller à ce que les intérêts des populations soient mieux défendus.

Arh.

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