Coopération décentralisée franco-malgache: des accords de partenariat en gestation

Lors de la cérémonie d’ouverture de la 3e édition des Assises de la coopération décentralisée franco-malgache hier au Novotel, le président du groupe-pays France-Madagascar et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, Pascal Duforestel, a évoqué l’importance de renforcer la dynamique collective, en impliquant davantage les collectivités locales actuellement non engagées dans la coopération. Il a indiqué que des accords de partenariat seraient prochainement signés.

«Des choses sont en gestation, et nous verrons si elles se concrétisent à travers les échanges. Ce qui compte, c’est que la qualité de ces échanges suscite une volonté commune d’agir », a fait savoir Pascal Dufo­restel.
Cette édition sur le thème « La gouvernance locale, vecteur de la résilience aux changements climatiques », abordera toutes les questions liées au réchauffement climatique sous une perspective différente.
Et « ce ne sont pas seulement les Français qui apportent des solutions à Madagascar, c’est la coopération qui nous enrichit mutuellement et nous éclaire aussi sur les problèmes que nous devons relever en France », a précisé ce responsable, sans oublier d’évoquer la nécessité de renforcer cette collaboration pour mieux comprendre et agir ensemble face à ces problèmes globaux.
« L’attention portée cette année au climat est essentielle, car nous sommes tous concernés. Notre objectif est de renforcer et d’élargir cette coopération », a-t-il ajouté. Le souhait est de mobiliser certaines collectivités françaises pour créer une dynamique collective plus forte.
Pascal Duforestel a par ailleurs rappelé l’exemple de la coopération décentralisée entre la Nouvelle-Aquitaine et la région Itasy, qui existe depuis plus de 20 ans, axée notamment sur les problématiques agricoles et la diversification des exploitations, des sujets communs aux deux régions.

Extension de la coopération
Pour sa part, la ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika a expliqué que ces assises permettent d’évaluer les avancées, identifier les défis, consolider les partenariats existants et ouvrir de nouvelles perspectives dans le cadre des évolutions nationales et internationales. Elle a souligné le rôle important de la coopération décentralisée dans le renforcement de la diplomatie franco-malgache.
Pour le ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire, Naina Andriantsitohaina, de nombreux accords ont été conclus depuis 1961 et profitent à plusieurs communes et régions. Cependant, il souhaite amplifier et étendre cette coopération à d’autres collectivités, en impliquant davantage les régions et communes dans le développement local, en complément des efforts de l’Etat.
« L’idéal est que les collectivités prennent en charge leur avenir, pour incarner ainsi la décentralisation effective », a-t-il indiqué.

Décentralisation émergente
De son côté, la gouverneure de la région Anosy, Voahary Rakotove­lomanan­tsoa, a témoigné des impacts concrets des coopérations décentralisées dans sa ré­gion, notamment dans la construction d’infrastructures, l’agriculture, l’accès à l’eau et l’éducation. Elle a mentionné l’intérêt manifesté par les autorités françaises et réunionnaises, en vue du jumelage, avec plusieurs projets en cours. Elle a également remercié les responsables en adoptant le décret d’application du Plan national de décentralisation émergente (PNDE) qui soutient ce type de coopération.
Quant au maire de Maevatanàna, il a demandé un renforcement des capacités et des formations, à l’égard des jeunes agriculteurs, en partenariat avec les communes françaises. Il a rappelé que sa commune profite déjà de plusieurs accords, grâce à cette coopération, et espère qu’un nouvel partenariat sera signé à l’issue des assises.

F.M

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