D’après le rapport du Conseil des ministres, la délégation malgache qui a fait le déplacement à Washington récemment, a plaidé pour une prolongation de deux ans de l’Agoa, qui expire ce 30 septembre.
Cette délégation composée de membres du gouvernement et d’opérateurs économiques, a rencontré différents responsables américains dont, entre autres, le Conseil national de sécurité au niveau de la Maison Blanche, des membres du Congrès américain, des départements d’Etats ainsi que divers groupes professionnels (AAFA, Fema, Agoa Alliance, Conseil international du coton…). Une occasion pour eux de demander la prolongation de la date d’expiration de l’Agoa.
D’après le rapport du gouvernement, l’extension à deux ans de la date butoir de l’Agoa, offre un laps de temps suffisant à la Grande île, pour s’aligner avec la politique américaine «America First». Il s’agit aussi de donner aux pays bénéficiaires de l’Agoa, du temps pour engager des négociations approfondies basées sur des discussions bilatérales.
En tout cas, l’Etat malgache mise sur l’Agoa qui garantit des emplois pour des milliers de personnes, tout en soutenant des secteurs stratégiques comme la vanille, les huiles essentielles, le coton, les mines… La délégation malgache n’a pas manqué d’exposer ces faits devant les responsables américains. Les minerais critiques ont d’ailleurs été utilisés comme atout majeur dans les négociations.
«Des discussions ont également eu lieu concernant le renforcement de la coopération entre Madagascar et les Etats-Unis. Des négociations sur des tarifs réciproques ajustés ou Adjusted Reciprocal Tariff (ART) sont aussi prévues», précise le rapport.
En menant ce plaidoyer, Madagascar et d’autres pays africains sont à l’unisson, comme l’île Maurice, le Lesotho, la Tanzanie et le Kenya.
Jean Riana




