Aux Mondiaux de pétanque à Rome, Italie, les espoirs de médailles en simple, portés par les fers de lance Faralahy Urbain Ramanantiaray, dit Baloty, et Lalatiana Saholy Nirinaniaina, alias Tita, se sont envolés dès la phase éliminatoire.
Cette désillusion est comme un coup de massue, alors que les seize premières places ouvraient la voie royale des huitièmes de finale. Dans un scénario digne d’une tragédie antique, Baloty et Tita terminent chacun à la 17e place, à un cheveu du sésame. Le sort a fermé les portes de la gloire en simple pour la Grande île.
En simple homme, Baloty a connu des hauts et bas. Une entrée en matière cauchemardesque face à l’Italie 2 (13-3) a donné le ton, mais le bouliste malagasy a su montrer les crocs, s’imposant face à l’Arménie (13-11) et écrasant l’Iran (13-3). Des éclairs de génie, hélas insuffisants pour effacer l’amertume du faux pas initial.
Côté simple dame, Tita a aussi joué aux montagnes russes. Ses victoires convaincantes contre la Tunisie (11-6) et l’Angleterre (13-2) laissaient présager un parcours triomphal, mais une déroute face à la Thaïlande (13-4) et un revers face au Cambodge (11-10) ont sonné le glas de ses ambitions. Dans l’arène impitoyable du système suisse à quatre tours, chaque carreau manqué est un pas vers l’abîme, et Madagascar l’a appris à ses dépens.
Si le simple a été un chemin de croix, les épreuves de double ont vu Madagascar rugir comme un lion. En doublette masculine, Lova Rakotoarisoa et Baloty ont fait parler la poudre, enchaînant les victoires avec brio : un succès serré contre la Pologne (13-10), une démonstration face à la Tunisie (13-0), un festival contre la Chine (13-2) et une bataille âprement gagnée contre les Pays-Bas (9-8). Les voilà propulsés en huitièmes de finale, premiers de leur poule, avec le vent en poupe.
Les dames ne sont pas en reste. Tita, aux côtés de Nomenjanahary Fanantenana Ravomanana, dite Fana, a survolé la concurrence. Elles ont eu raison des États-Unis (13-0), la Tunisie (13-0), la Suisse (13-7) et la Thaïlande (10-7), offrant à la doublette féminine une place de choix en huitièmes. La doublette mixte, composée de Lova et Fana, n’a pas tremblé non plus, dominant la Pologne (13-7), l’Autriche (13-7) et le Burkina Faso (13-9) pour rejoindre le grand bal des huitièmes.
Naisa




