Faisant suite à la déclaration du général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, au sujet du grand rassemblement contre le délestage, initié par les conseillers municipaux de l’opposition, le Gouverneur de la région Analamanga, Hery Rasoamaromaka, a rencontré la presse hier. Il a insisté sur la nécessité de prévenir les risques de casse et de vandalisme.
« Selon les renseignements qui leur sont parvenus, la préfecture de police et l’Organe mixte de conception (OMC) redoutent la présence massive de casseurs et autres éléments perturbateurs durant le rassemblement interdit. De plus, des personnes malintentionnées ont fait savoir sur les réseaux sociaux qu’elles allaient mettre la capitale à feu et à sang. Et comme nous le savons tous, la préfecture de police a rejeté la demande d’autorisation déposée par ces conseillers municipaux. C’est tout à fait normal. Une décision des plus sages, car en cas de débordement, qui en porterait la responsabilité ?», a-t-il expliqué.
Et de préciser que le préfet de police, non moins chef de l’OMC, a également rejeté la demande d’autorisation de réunion au Roxy Antaninarenina, déposée par le parti TGV.
« En cas de casse et de vandalisme, il nous faut au moins une dizaine d’années pour nous relever et pour tout reconstruire », a-t-il ajouté
« Les incompétents doivent démissionner »
Hery Rasoamaromaka n’a pas mâché ses mots à l’égard des responsables. « On ne peut pas vivre sans eau et sans électricité, personne ne dira le contraire. Le président de la République a déjà avancé des solutions et les ministres concernés ont donné les ordres y afférents sauf que les exécutants traînent des pieds. Cela fait des mois que les groupes électrogènes et les panneaux solaires sont arrivés à Toamasina, mais il a fallu que la population grogne pour réagir. S’ils ne sont pas capables, qu’ils démissionnent », a-t-il lancé.
Mparany




