Le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, s’est exprimé hier devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a fait un plaidoyer convaincant pour une coopération commerciale élargie entre les États-Unis et l’Afrique, à travers l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), ainsi que pour un développement équitable, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’emploi des jeunes.
Dans son intervention, le président Andry Rajoelina a alerté sur les risques sociaux et économiques majeurs en cas de non-renouvellement de l’Agoa. «Entre 228.000 et 358.000 emplois directs sont menacés à Madagascar, dont 60 % dans le textile», a-t-il souligné, rappelant que plus de 700.000 emplois pourraient disparaître à l’échelle de l’Afrique australe.
Selon lui, l’impact serait dramatique : «Derrière chaque emploi, il y a une mère, un étudiant, une famille. L’Agoa, ce ne sont pas que des chiffres : ce sont des vies, des visages, des communautés.»
En tant que président en exercice de la Sadc, Rajoelina a insisté sur l’importance de cet accord dans la stabilité de la région, affirmant que «le supprimer reviendrait à étouffer l’employabilité de milliers de jeunes et à freiner l’élan économique de nos nations».
L’électricité comme levier de transformation
Le Président malgache a ensuite évoqué les progrès réalisés dans son pays, notamment dans le secteur énergétique. En six ans, le taux d’accès à l’électricité est passé de 24 % à près de 40 %, a-t-il affirmé, avec pour objectif ambitieux d’atteindre 70 à 80 % d’ici 2028.
Pour y parvenir, il a appelé à intensifier les efforts en faveur des zones rurales. «L’énergie est un droit fondamental et un outil indispensable à la croissance inclusive», souligne-t-il.
Un appel à l’unité et à la solidarité mondiale
En clôture de son discours, Andry Rajoelina a lancé un appel à l’unité et à la responsabilité partagée face aux défis globaux. «Lorsque nous choisissons l’unité, nous faisons reculer l’instabilité. Lorsque nous cultivons la solidarité, nous faisons germer la prospérité», a-t-il déclaré, en appelant à une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus efficace.
Il a également réaffirmé son engagement personnel en faveur du développement de Madagascar. «Je ne cesserai jamais de déployer tous les voies et moyens pour accélérer la transformation de mon pays», a-t-il promis.
«Le monde a besoin de nous. Et c’est ici, à l’Onu, que nous décidons ensemble de l’avenir que nous voulons pour nos enfants», a-t-il conclu.
N.A




