Manifestations: activités économiques restreintes

Depuis le début de la manifestation contre le délestage le 25 septembre, les activités économiques tournent au ralenti. La plupart des magasins restent fermés par peur de pillages et de vandalismes.
« Nous sommes des marchands et nous ne pouvons pas nous permettre de faire la grève, car nous gagnons notre vie au jour le jour », a précisé Norohasina, une commerçante d’Analakely. Elle a ajouté que la grève occasionne des manques à gagner quotidiens et affecte considérablement ses revenus. « Déjà, nous avons du mal à joindre les deux bouts en travaillant toute la journée. Avec une demi-journée, notre situation empire », a-t-elle affirmé
En outre, des opérateurs économiques de la capitale accusent d’énormes pertes après les pillages. A cet effet, les magasins de la ville ne sont ouverts que la matinée alors que d’autres préfèrent carrément fermer leurs portes toute la journée afin d’éviter le pire.
Dans la même foulée, dès leur réouverture, avant-hier, les grandes enseignes de distribution comme Super U, Carrefour et Leader Price sont prises d’assaut par des Tananariviens qui veulent s’approvisionner en produits de première nécessité.
De leur côté, la plupart des commerciaux à Behoririka, montent aussi au créneau. Pour l’instant, ils n’ont le choix que de prendre leur mal en patience, car les manifestants ne semblent pas vouloir lâcher prise malgré la concession du président de la République Andry Rajoelina qui a dissout le gouvernement pour laisser la place aux jeunes qui veulent contribuer au développement du pays.

Jean Riana

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