Pour la première fois, Madagascar sera représenté au championnat d’Afrique de muay thaï, le 18 octobre à Maurice, par le biais d’Olga Rasoanirina (60 kg). Opposée à l’élite du continent, la Sud-Africaine Verné Prinsloo, elle compte bien prouver que le muay thaï malgache a toute sa place sur la scène internationale.
C’est un rendez-vous historique pour le muay thaï malgache. Madagascar fera son entrée sur la scène continentale à l’occasion du championnat d’Afrique de la discipline, à l’île Maurice. Et la combattante Olga Rasoanirina, de la Team DAM, aura l’honneur de défendre les couleurs nationales dans la catégorie des moins de 60 kg.
Après avoir brillé au «Muay Thaï Tournament II» disputé au gymnase de Mahamasina, où elle a confirmé son statut de championne nationale, Olga s’attaque désormais à un tout autre défi international. Opposée à la redoutable championne sud-africaine Verné Prinsloo, l’expérimentée du circuit africain, la Malgache se prépare sans complexe.
«Avec Olga, nous avons une vraie chance. Elle est en forme, motivée, et déterminée. Mais il ne faut pas sous-estimer l’adversaire. On va redoubler d’efforts dans la préparation», selon Maître Gildas André Razanajatovo, directeur technique national.
Travail acharné
Cette sélection malgache, une grande première, n’est pas due au hasard. C’est la reconnaissance du travail acharné mené par les acteurs du muay thaï local, ces dernières années. «Cette invitation montre que notre discipline commence à se faire un nom. Et surtout, elle rejoint notre objectif commun avec les organisateurs : promouvoir le muay thaï féminin», souligne Maître Gildas, visiblement ému.
Selon les instances continentales, cette édition marque aussi un tournant pour la région. Le président de la Confédération africaine de muay thaï, également représentant de l’IFMA pour l’Afrique et l’océan Indien a annoncé la création prochaine du WMC Professionnel dans la zone.
Pour Olga, c’est une première sortie internationale, mais certainement pas une simple formalité. C’est un combat pour l’histoire, une chance unique d’inscrire son nom parmi les pionnières du sport malgache à l’échelle africaine.
Soafara Pharlin




