Manifestations dans la capitale: les partisans du président sortent de leur silence

Samedi, des partisans du président Andry Rajoelina ont organisé une marche pacifique dans la capitale pour exprimer leur soutien au régime. Munis de pancartes et de banderoles, ils ont dénoncé la crise provoquée par la grève. Ils ont également condamné les pillages qui ont causé des dégâts importants et entraîné la fermeture de plusieurs entreprises. A travers leurs pancartes et banderoles, les manifestants ont demandé à pouvoir vivre tranquillement au quotidien et ont invoqué le droit de leurs enfants à étudier dans le calme. Après avoir défilé le long d’An­korondrano, ils ont été refoulés sans incident vers Ankazomanga par les Forces de défense et de sécurité (FDS).
De leur côté, les revendications du mouvement GEN Z gagnent en intensité non seulement dans la capitale mais surtout à Antsiranana. Initialement centrée sur les accès à l’eau et à l’électricité, la contestation s’est élargie à une demande de démission du président. Soutenus par plusieurs organisations citoyennes et syndicales, les jeunes réclament désormais des réformes institutionnelles, notamment le démantèlement du Sénat, la révocation de ses membres nommés, ainsi que la refondation de la Haute cour constitutionnelle et d’autres institutions si besoin. Une médiation internationale est également demandée. Le mouvement GEN Z exige toujours l’accès libre à la place de la démocratie à Ambohijatovo. Malgré la présence de barrages des forces de l’ordre, les manifestants ont tenté d’y pénétrer par tous les moyens, samedi, mais en vain. Les FDS ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène dans plusieurs quartiers, notamment Antani­nandro, Rasalama, Anosy, Mahamasina et même devant la maternité de Befelatanana. Des blessés ont été signalés, mais le nombre officiel reste inconnu depuis le début des événements le 25 septembre jusqu’à la fin de la semaine. Les éléments des FDS ont également procédé à des arrestations à Anosy.

F.M

Partager sur: