Alors que la situation sociopolitique se tend à Madagascar, l’Unicef publie un communiqué préoccupant : les enfants seraient directement exposés aux violences liées aux manifestations, notamment à des gaz lacrymogènes. L’organisation appelle à une action immédiate pour garantir leur sécurité.
«Protéger les enfants en période de troubles n’est pas une option, c’est leur droit fondamental». Ce rappel, clair et sans équivoque, clôt le message diffusé par l’Unicef hier, soulignant l’urgence d’agir. Ces derniers jours, des rassemblements parfois houleux ont eu lieu à proximité d’écoles, de centres de santé et même de maternités. Dans plusieurs cas rapportés, des enfants auraient été victimes collatérales de l’usage de gaz lacrymogènes, une situation jugée “préoccupante” par l’agence onusienne.
Si les dégâts matériels sont visibles, les traumatismes psychologiques, eux, le sont beaucoup moins. L’Unicef alerte sur les conséquences à long terme pour les enfants exposés à la violence, qu’elle soit physique ou émotionnelle. Une simple exposition aux gaz peut provoquer non seulement des blessures, mais aussi une peur durable, marquant les esprits des plus jeunes.
Le droit des enfants même en période de crise
Le communiqué exhorte les autorités, les organisateurs de manifestations et les forces de l’ordre à faire preuve de la plus grande vigilance. «Tous les efforts doivent être déployés pour tenir les enfants à l’écart du danger», insiste l’organisation, qui appelle à éloigner les manifestations des zones sensibles comme les établissements scolaires ou de santé.
Au-delà de l’alerte, c’est un rappel fondamental que lance l’Unicef : même en temps de crise, les droits des enfants ne peuvent être relégués au second plan. Leur protection doit rester une priorité absolue, quels que soient les enjeux politiques ou sociaux en jeu. Alors que la tension ne faiblit pas, la voix de l’Unicef vient rappeler une vérité simple : les enfants ne doivent jamais devenir des victimes collatérales d’un conflit qui les dépasse.
Fahranarison




