Les «aidants» ou «proches aidants» sont des personnes qui apportent une aide régulière à une personne en perte d’autonomie, qu’elle soit âgée, malade ou handicapée. En principe, ce rôle est classé non professionnel, car les aidants ne sont ni infirmières, ni assistants sociaux, ni même des domestiques ou des femmes de chambre. Cependant, certains centres d’accueil des personnes du troisième âge forment des intéressés à ce genre d’activité, du fait de la recrudescence actuelle des demandes, aussi bien locales qu’à
l’étranger. «Les aidants font des services d’accompagnement sociaux. Ayant au moins le diplôme du baccalauréat, ils sont dispensés toutefois de certaines formations afin que les bénéficiaires de leurs services sachent qu’ils sont vraiment des accompagnateurs ou auxiliaires de vie sociale», a fait savoir hier un responsable du Centre communautaire hospice de Madagascar ou Fimibeama. Il précise aussi qu’il appartient aux bénéficiaires de la formation d’étudier à part une langue étrangère, selon le pays qu’ils ciblent.
Formation en trois étapes
Selon toujours notre source, la formation des «aidants» dure 12 mois et se divise en trois étapes. La première sur la base des aides sociales au quotidien, la deuxième sur la base des hygiènes et des soins pour qu’ils deviennent des délégués familiaux et la troisième étape sur des notions de traitement médical, comme le fait de donner des médicaments, changer des pansements ou encore faire appel à des médecins face à une situation alarmante.
Sous le thème «reconnaître, soutenir et accompagner», la journée d’hier a été consacrée à la journée des aidants afin de leur rendre hommage. En effet, ce rôle est souvent assumé dans l’ombre, le 6 octobre vise donc à mieux faire connaître leur engagement et les dispositifs qui existent pour les accompagner.
Sera R.




