Le document de la Classification Intégrée de la Sécurité Alimentaire (IPC) publié dernièrement indique que 1,2 million de personnes dans le Sud et le Sud-est de Madagascar sont confrontées à une insécurité alimentaire de niveau « crise » en raison de chocs climatiques récurrents, de perturbations agricoles majeures, de la baisse du pouvoir d’achat et de l’accès limité aux services essentiels et à l’aide humanitaire.
La malnutrition augmente ainsi fortement, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. On estime que près de 560.000 enfants de moins de cinq ans souffrent ou sont à risque de malnutrition aiguë. Parmi eux, plus de 402.000 présentent une malnutrition aiguë modérée.
Face à ce contexte, on a mis en œuvre dans le Grand sud de Madagascar, les Foyers d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle et d’éveil (Farne) où le Programme alimentaire mondial (Pam) gère ces sites communautaires en offrant un traitement de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de six à 59 mois à travers l’utilisation des ressources locales, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Nos partenaires dépistent les enfants souffrant de malnutrition et orientent ceux qui présentent une malnutrition modérée vers ces centres de récupération », a fait savoir le Pam dans un communiqué hier. Pendant 18 jours, les enfants reçoivent ainsi chaque jour des repas nutritifs élaborés par le Pam, tels que des bouillies de maïs ou de manioc enrichies de niébé, de cacahuètes, de sucre et d’huile fortifiée, ou des purées de légumes préparées avec des ingrédients locaux. Les repas sont cuisinés par les mères elles-mêmes, sous la supervision de « modèles », c’est-à-dire des femmes reconnues pour avoir élevé des enfants sains et bien nourris.
Recueillis par Sera R.




