Travail décent: 90% des travailleurs exercent dans le secteur informel

A Madagascar, plus de 90 % des travailleurs exercent dans le secteur informel en 2024, a publié sur son site avant-hier l’Alliance malagasy de la jeunesse pour la biodiversité, le climat et la désertification (Aika), à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du travail décent.

«Ils sont sans contrat, sans protection sociale, donc instables et vulnérables », souligne-t-on dans cette publication. Sur un autre plan, seuls 11% des travailleurs ont un emploi salarié formel, de source auprès de l’Evaluation des impacts d’un emploi formel (IETP) et près de 80% des jeunes ne trouvent que des emplois précaires.
En Afrique, le taux d’emploi informel se situe à plus de 85%, selon les statistiques de l’« International labour or­ganization (Ilostat) ». De noter également que plus de 80 % des Africains n’ont accès à aucune forme de protection sociale.

Travail décent et croissance économique
Ce contexte a amené l’Organisation des Nations-Unies (ONU) à faire prévaloir l’Objectif de développement durable (ODD) 8 afin de maintenir un taux de croissance économique par habitant adapté au contexte national, en particulier, un taux de croissance annuelle du produit intérieur brut d’au moins 7 % dans les pays les moins avancés.
Dans cet ODD 8, une dizaine d’activités clés sont à mettre en œuvre. Entre autres, réduire considérablement la proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi ni formation d’ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes handicapées, un travail décent et un salaire égal pour un travail de valeur égale ainsi que d’élaborer une stratégie mondiale en faveur de l’emploi des jeunes et appliquer le Pacte mondial pour l’emploi de l’OIT.
Selon un rapport du Pro­gramme alimentaire mon­dial (Pam), des progrès modérés ont été réalisés par Madagascar au regard des ODD 5 et 8. Cela malgré la pandémie Covid-19 qui a provoqué une grave récession au pays, son exposition permanente aux effets des changements climatiques (classée au 167e rang sur 182 pays selon l’indice de la « Notre Dame Global Adap­tation Initiative »), l’insécurité alimentaire et la malnutrition qui se présentent sont multiformes ainsi que la faim qui a atteint des ni­veaux alarmants classant la Grande île au 119e rang sur 121 pays, selon l’indice de la faim dans le monde.

Sera R.

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