D’aucuns ignorent l’importance des investissements directs étrangers (IDE) en tant que vecteur de transfert de capitaux, de biens de services et d’informations … Ainsi, ils peuvent agir comme un puissant moteur de croissance économique pour un pays donné.
A ce titre, l’IDE augmente les capitaux disponibles et la formation de capital, sert de conduit au transfert des technologies de production, des compétences, … Mais surtout, il offre aux installations locales l’accès à des réseaux internationaux de commercialisation.
C’est pour cette raison qu’il existe une très forte compétition entre les différents pays (grands ou petits) pour attirer le maximum d’IDE. Le flux d’IDE enregistré dans un pays dépend de l’attractivité que peut présenter ce pays. Et cette attractivité est conditionnée par la mise en place d’un cadre réglementaire accueillant pour les IDE.
Les choix d’implantation des investisseurs dépendent de plusieurs facteurs telle que la mise en place d’un climat des affaires propice. De nombreux déterminants sont à rendre en compte pour l’implantation d’IDE dans le pays hôte.
Mais pour le moment, cette attractivité est bien faible pour le pays si l’on tient compte du classement mondial d’attractivité publié tout dernièrement par The European House-Ambrosetti (TEHA). Effectivement, Madagascar se trouve parmi la dernière catégorie (sur 4) comprenant les pays les moins attractifs.
Parmi les facteurs handicapant l’attractivité du pays, il a été cité que « la Grande île présente des faiblesses notables, notamment dans l’efficacité du gouvernement, l’innovation, le développement du capital humain et l’accès aux technologies de l’information ».
Au niveau social, par exemple, il a été noté que « les études effectuées ont montré que seule 25% de la population active travaille dans des secteurs productifs tandis que le taux de chômage s’élève à 10,5% ». Cette situation doit bien être à l’origine d’une certaine tension sociale.
Pourtant, il faut reconnaître que le pays possède de nombreux atouts susceptibles d’attirer les investisseurs étrangers. Parmi ceux ceux-ci, on peut citer l’existence d’une biodiversité exceptionnelle, de ressources naturelles abondantes et une population jeune.
Mais apparemment, ces atouts n’ont pas suffi pas pour attirer les investisseurs étrangers. Loin de là s’en faut. Et il faut se dire que les derniers évènements ne sont pas de nature à améliorer l’attractivité du pays. En tout état de cause, pour un pays qui veut attirer le maximum d’IDE, la stabilité économique, politique et sociale sont des facteurs déterminants.
Ranaivo Lala Honoré




