a un mois du championnat d’Afrique de rugby à 7 féminin prévu les 16 et 17 novembre au Kenya, la participation des Makis Ladies est compromise en raison du non-paiement du droit d’engagement de 7 500 euros. Le Malagasy Rugby tire la sonnette d’alarme et interpelle les autorités, pour éviter un forfait lourd de conséquences sportives et symboliques.
En cas de non-paiement du droit d’engagement, s’élevant à 7 500 euros, soit près de 36 millions d’ariary, Madagascar n’a d’autres choix que de déclarer forfait. Ce montant devait être réglé au plus tard le 15 octobre. Pourtant, jusqu’à maintenant, aucun versement n’a encore été effectué, comme l’a annoncé Rakotomalala Marcel, président du Malagasy rugby, hier lors d’une conférence de presse au stade Makis Andohatapenaka.
«Nous appelons les autorités à réagir rapidement, notamment le ministre en charge du sport et le Premier ministre. Ce n’est pas seulement une question de sport, c’est une question de fierté nationale», a-t-il déclaré.
Une opportunité majeure
Le patron de l’ovale malgache a également rappelé que l’Etat n’a pas encore couvert les frais liés à la dernière Coupe d’Afrique des Nations féminine à XV, organisée récemment à Madagascar.
Cette joute continentale est d’autant plus importante qu’elle sert aussi de phase qualificative pour le World Rugby Sevens Challenger Series 2025. Une opportunité majeure pour les Makis Ladies qui espèrent revivre l’exploit de 2023, lorsqu’elles avaient terminé 9e lors de leur première participation à cette série internationale en Afrique du Sud.
En attendant, les joueuses poursuivent leur préparation quotidienne, avec sérieux et détermination, sous la houlette de Mamy Hajasoa Andriamaro. La balle est désormais dans le camp des autorités. Faute de soutien, Madagascar pourrait être privée d’un événement qui dépasse le simple cadre sportif.
Soafara Pharlin




