Les espoirs de qualification des Barea de Madagascar pour la Coupe du Monde 2026, sont réduits à néant, après une large défaite face au Mali (4 à 1), lors de la dernière journée des éliminatoires. Corentin Martins, le sélectionneur des Barea, a livré ses impressions avec une franchise, mais beaucoup d’amertume.
Martins n’a pas tourné autour du pot. «On n’a pas fait le match qu’il fallait aujourd’hui», a-t-il lâché, reconnaissant la supériorité du Mali. Pour lui, pas question de chercher des excuses, même si les circonstances n’ont pas joué en faveur de son équipe. Avec trois titulaires absents pour suspension, les Barea ont dû composer avec un effectif amoindri. «Ce n’est pas une excuse», a-t-il insisté, «mais on n’était pas au complet».
Malgré ces absences, Martins a tenu à saluer l’engagement de ses joueurs. «Ceux qui ont joué ont donné le maximum, ont essayé de faire le nécessaire pour obtenir un résultat», a-t-il déclaré. Mais face à eux, le Mali a sorti le grand jeu, alignant des joueurs de haut vol qui ont fait la différence.
«La différence était trop grande en face», a admis le technicien français. Les Aigles maliens ont volé plus haut, et Madagascar n’a pas réussi à suivre le rythme.
Cette défaite, c’est un coup de massue pour une équipe qui avait caressé le rêve d’une qualification historique. Les Barea ont pourtant réalisé une campagne de qualification remarquable, portée par un élan collectif et des performances. L’objectif était clair : décrocher une des quatre places réservées aux meilleurs deuxièmes pour accéder aux barrages. Mais ce rêve s’est envolé dans les derniers instants d’un match crucial.
«On aurait aimé poursuivre notre rêve», a confié Martins.
C’est le football
Malgré tout, pas question de baisser les bras. Martins, avec sa sagesse de vieux briscard du football, sait que ce genre de revers fait partie du jeu.
«Le meilleur a gagné aujourd’hui, et c’est comme ça, c’est le football», a-t-il souligné. «Il nous manquait quelque chose», a-t-il reconnu, sans préciser quoi.
Cette élimination laisse un goût amer, mais elle ne doit pas effacer le chemin parcouru par les Barea. Sous la houlette de Martins, Madagascar a montré qu’il pouvait rivaliser avec les cadors du continent. Cette campagne, même inachevée, restera une belle page de l’histoire du football malgache.
Recueillis par Naisa




