Ces dernières semaines ont été intenses, pleines de péripéties et de rebondissements, comme un air du déjà vu et du déjà-vécu, mais avec une version différente du même scénario désormais revisité autrement par la jeunesse qui a apporté un vent de révolte, donnant du nouveau souffle à l’opposition politique dans le pays.
Force est de dire que la Gen « Z » a réussi là où la Gen « Politicard » a échoué. A maintes reprises, cette dernière a beau essayer d’ébranler, de déstabiliser et de faire tomber le régime Rajoelina, sans réussir à ameuter le peuple ras-le-bol de délestage, mais qui est aussi au fond, marre des politiques de la médiocrité. Ils ont oublié que la population est passée de la méfiance à la défiance vis-à-vis des politicards. C’est pourquoi ce vent de jeunesse, comme un vortex imprévisible, a fait bouger la ligne et changer le cours de l’histoire.
Les politiciens, y compris les élus, doivent désormais se rendre à l’évidence.Même la grande muette a fini par écouter la voix des jeunes, voix du peuple et changer son fusil d’épaule. Il faut reconnaître que la force de la jeunesse engagée est plus puissante que celle de la politique politicienne.
C’est clair que la Gen « Z » devenue un pion majeur sur l’échiquier, ne cache pas ses ambitions de participer à la vie démocratique dans le pays, en tant qu’acteur de changement et de développement. Mais va-t-elle réussir à imposer sa vision axée sur le changement radical du système loin d’une simple reconfiguration qui ne reflète pas fidèlement les attentes des jeunes et des citoyens?
Cette fois, il ne s’agit pas de manifestations de rue face aux Forces de l’ordre, mais d’une véritable bataille politique face à la Gen « Po » opportuniste traînant des casseroles, qui n’est pas seulement en train de prendre le train en marche, mais surtout de se tailler toute la part du lion, autour des postes clés au sein du nouveau gouvernement. Un conflit de génération n’est pas à écarter.
Andry Rabeson




