Cl Michaël Randrianirina: «La situation actuelle ne permet pas d’organiser un scrutin crédible»

La tenue des élections pendant une période transitoire, nécessite la mise en place d’un processus électoral jugé crédible et accepté par l’ensemble des acteurs. C’est le message du Colonel Michaël Randrianirina, président du Conseil présidentiel de la Refondation de la République, lors d’une rencontre avec la presse mercredi, à Soanierana.

«Des élections acceptées par tous seront organisées, une fois que les conditions seront réunies », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de restaurer la confiance dans les institutions avant toute consultation populaire. Pour le moment, la situation actuelle ne permet pas d’aller dans ce sens, selon lui.
En effet, plusieurs obstacles restent à surmonter. La Commission Electorale Na­tionale Indépendante (Ceni) fait face à des dysfonctionnements, tandis que la liste électorale est fortement contestée par plusieurs forces politiques et organisations de la société civile.
Sans liste électorale fiable et transparente, difficile d’imaginer un scrutin crédible. La Haute cour constitutionnelle (HCC), dans une décision récente, a confirmé qu’aucun coup d’Etat n’a eu lieu, mais elle a rappelé que toute transition doit se faire dans le respect du cadre légal, notamment l’article 53 de la Constitution, qui impose un délai de 60 jours, pour normaliser la situation.
Dans ce contexte, l’idée d’un gouvernement de transi­tion gagne du terrain. Celui-ci aurait pour mission de stabiliser la situation, de mener les réformes urgentes et de préparer les futures élections dans un climat apaisé. Le Conseil des Egli­ses Chrétiennes de Mada­gascar (FFKM) a été sollicité pour faciliter un dialogue national inclusif qui devrait aboutir à un consensus politique durable.
Les concertations se poursuivent entre les différentes forces politiques du pays, pour parvenir à un accord politique global. L’objectif affiché est clair : organiser des élections libres, transparentes et reconnues par tous, seules garantes d’un retour à une stabilité démocratique.
Parallèlement, des négociations discrètes sont en cours avec la communauté internationale, notamment sur les financements, actuellement gelés ou conditionnés.

N.A

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