Parmi les zones rouges en termes d’insécurité, l’axe Ankadimbahoaka-Tanjombato est particulièrement dangereux. Les détrousseurs y dictent leur loi, laissant les riverains et passants être livrés à eux-mêmes. Deux hommes en ont fait les frais, avant-hier soir. L’un a survécu tandis que l’autre a été retrouvé mort, hier matin.
Un vol avec agression ayant coûté la vie au dénommé Eric, s’est produit avant-hier vers 19h à Tanjombato. Le corps de la victime a été retrouvé hier matin sur la rive du fleuve Ikopa, au lieudit Fasika Tanjombato et envoyé à la morgue du CHU JRA à Ampefiloha. Le survivant de l’attaque a été entendu à la Brigade criminelle de la police à Anosy avant de se rendre à l’hôpital récupérer le corps de son ami et collègue de travail.
D’après les explications, des collègues ont pris quelques verres après le travail, avant-hier soir. Les deux amis, l’un habitant à Tsimbazaza et l’autre à Ambatobe marchaient à pied quand trois hommes leur ont barré la route en face de Disconord, à proximité du pont Tanjombato. Même si le trio ne portait aucune arme, il a osé s’en prendre aux deux hommes vu sa supériorité numérique.
Deux agresseurs ont vite entraîné le dénommé Eric dans les eaux de l’Ikopa pour le noyer pendant que le troisième s’est acharné sur l’autre. Après quelques instants de lutte acharnée, l’ami d’Eric est parvenu à se libérer, mais son agresseur a déjà réussi à lui voler son sac et ses téléphones. Il est alors descendu dans l’eau pour porter secours à son collègue, mais les deux détrousseurs l’ont également noyé avant de s’emparer également du sac d’Eric.
Demande de patrouilles policières
Après le départ des agresseurs, il a vainement essayé de retrouver Eric pendant environ deux tours d’horloge. Il a par la suite quitté les lieux pour y revenir le lendemain avec quelques proches de son ami. C’est ainsi qu’a eu lieu la découverte macabre d’hier matin. Les détrousseurs ont emporté tous les effets personnels d’Eric et laissé s’éparpiller sur place quelques document de son ami.
D’après les riverains, les détrousseurs écument sur cet axe à partir des heures de pointe de la soirée. Ils demandent aux forces de défense et de sécurité d’y effectuer des patrouilles permanentes car les cas de vol avec agression y sont monnaie courante. Ils se sentent impuissants face à ces malfrats qui osent recourir à la force pour parvenir à leurs fins.
LR




