Droits d’accise sur la bière: Hausse de 293 % en cinq ans, déplore la Star

La société Star monte au créneau face à la hausse continue des droits d’accise sur la bière. Dans un communiqué publié hier, le leader du secteur dénonce une fiscalité devenue, selon lui, insoutenable.
« Entre 2020 et 2025, ces droits sont passés de 290 à 850 ariary le litre, soit une envolée de près de 293 % », déplore la société. Une hausse démesurée et aux conséquences lourdes sur l’ensemble de la filière, selon la Star.
« Cette augmentation fulgurante a provoqué une flambée des prix, plaçant les produits hors de portée d’une population au pouvoir d’achat déjà fragilisé », évoque l’entreprise. Elle alerte ainsi sur les répercussions économiques et sociales de cette situation, estimant que la survie d’un pan entier de l’économie nationale, est désormais en jeu.
Derrière la marque, c’est tout un écosystème malgache qui vacille. La Star fait vivre directement ou indirectement près de 50.000 familles à travers le pays : 3.700 emplois permanents, 20.000 producteurs agricoles partenaires, 350 dépôts de distribution, 25.000 points de vente et 1.100 fournisseurs locaux, majoritairement de petites entreprises. La chute des ventes provoquée par la hausse des taxes, fragilise cette chaîne de valeur, menaçant des mil­liers de moyens de subsistance.
Malgré cette conjoncture, la Star affirme maintenir ses standards de qualité, un choix qui la contraint à pratiquer des prix élevés. Une équation difficile qui met sous tension ses partenaires et tout l’écosystème industriel et commercial associé à la filière brassicole.
Consciente des besoins de financement de l’État, l’entreprise n’en appelle pas moins à une révision urgente de la politique de taxation. Elle plaide pour une réduction significative des droits d’accise, seule mesure, selon elle, capable de restaurer la compétitivité du marché, de préserver les emplois et de relancer l’investissement productif.
« Ne sacrifiez pas les emplois et les entreprises industrielles malgaches. Il est encore temps de choisir le développement économique durable », exhorte la société, rappelant n’avoir jamais bénéficié de traitement de faveur.

Arh.

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