Le Comité de suivi-évaluation (CSE) des Pôles anti-corruption a pris la décision de suspendre de ses fonctions deux procureures du Pac Antananarivo.
« Elysée Rasoahanta, cheffe de Parquet de second degré et Baovola Rahetlah, cheffe de Parquet de premier degré, sont suspendues », selon le communiqué publié jeudi par le ministère de la Justice.
Le CSE des Pôles Anti-Corruption, composée du ministère de la Justice, de la Cour suprême, du Pac, du Samifin, l’Arai et du Bianco, a pris cette mesure suite au « manquement manifeste et grave, violant les dispositions exigées par la déontologie des magistrats » pour le cas d’Elysée Rasoahanta. Quant à Baovola Rahetlah, elle avait déjà donné sa démission.
Le communiqué rapporte que « ces décisions traduisent la volonté ferme du Comité de Suivi-Evaluation (CSE) de préserver l’intégrité et la crédibilité des institutions judiciaires et de garantir la neutralité absolue des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption ».
Selon l’article 31 du décret relatif au fonctionnement des Pac, « en cas de faute grave prévue par règlement intérieur commise par les membres des Pac, le CSE est tenu d’émettre son avis préalable sur une éventuelle suspension de l’intéressé en sa qualité de membre du Pac ».
RM




