Gen Z Madagascar: « Le mode de gouvernance, ne reflète pas les changements souhaités »

Comme un air de déception. Après avoir mené une révolution souvent au péril de leurs vies conduisant à la chute du régime Rajoelina, non seulement des jeunes au sein de la Gen « Z » Madagascar se sentent mis à l’écart, mais pis encore, ils estiment que les orientations politiques actuelles vont à l’encontre des aspirations populaires d’une refondation profonde à tous les niveaux. Elle menace à nouveau de descendre dans la rue.

Insatisfaite de la tournure des événements, la Géné­ration «Z» de Madagas­car monte au créneau, hier à Ampandrana. Elle pointe du doigt le mode de gouvernance actuel qui ne répond aux attentes urgentes de la population, celles d’une réforme en profondeur du système de gouvernance.
Selon la Gen « Z », « La politique de gouvernance du pays ne reflète pas les changements souhaités».
Face à cette mascarade de refondation, trahissant la lutte populaire, la Gen « Z » brandit la menace de nouvelles manifestations si leur revendication et proposition ne sont pas prises en compte, déjà au centre d’un dialogue avec les autorités. Ils estiment que leur voix n’a pas été entendue concernant la nomination du Premier mi­nistre et des membres du gouvernement actuel, qui aurait nécessité l’approbation des vrais acteurs politiques.
Des mesures s’imposent pour améliorer ce mode de gouvernance bancale, selon la Gen « Z ». Parmi les propositions avancées par la Gen « Z », la création d’une institution indépendante chargée de surveiller la gestion des affaires publiques, dotée de pouvoirs de sanctions, à l’encontre des responsables véreux. Cette institution aurait pour rôle de garantir la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Implication des jeunes dans le processus

Dans la même foulée, la Gen « Z » appelle également à la tenue d’une conférence nationale, pour impliquer les jeunes dans le processus de refondation de la Républi­que. Cette conférence aurait pour objectif de définir clairement les structures de la transition et de la gouvernance du pays. A ce sujet, elle a une proposition de feuille de route pour une transition souveraine et populaire.
La Gen «Z» interpelle aussi le président de la transition pour qu’il acte la dissolution des institutions qui ne répondent plus aux besoins du peuple, notamment l’Assemblée nationale, le Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’État de Droit (HCDDED), la Haute Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Selon elle, ces institutions doivent être réformées pour garantir une gouvernance plus démocratique.

N.A

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