La date de la prochaine élection présidentielle n’est pas encore fixée. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a indiqué qu’une conférence nationale se tiendra prochainement afin de débattre de cette question cruciale. Ce rendez-vous politique devrait permettre de déterminer la suite du calendrier électoral.
D’après le président de la Ceni, Dama Arsène Andrianarisedo, « A l’issue de la conférence, la Ceni consultera la Haute cour constitutionnelle (HCC), conformément aux dispositions légales en vigueur ». Selon une précédente décision de la Cour, la date du scrutin peut être reportée, à condition qu’un consensus soit trouvé entre les différentes parties prenantes.
En attendant, la Ceni poursuit ses activités dans le cadre de la loi 2015-020, notamment de son article 14, qui autorise la mise en place d’une structure spécifique en cas de préparation d’élections ou de référendum. « Nous sommes prêts à mettre en place cette structure et à collaborer étroitement avec le bureau permanent dès que la date de l’élection sera connue », a précisé la Ceni, soulignant qu’elle n’a « aucune objection à travailler avec d’autres instances ».
Parallèlement, la Ceni se prépare au lancement de la Rale (Révision annuelle des listes électorales), dont la mise à jour annuelle débute le 1er décembre prochain. Cette opération, obligatoire chaque année, vise à actualiser les listes électorales sur l’ensemble du territoire.
Concernant les élections sénatoriales, initialement prévues pour le 11 décembre, leur tenue est pour le moment suspendue. En raison du contexte politique actuel, aucune nouvelle date n’a encore été arrêtée. Le président de la Ceni a indiqué qu’il appartient à la conférence nationale de décider sur ce point.
« La Ceni respectera les décisions issues de la conférence nationale », a-t-il affirmé. Si la conférence décide également d’une refonte totale, celle-ci sera appliquée. Dans le cas contraire, la mise à jour ordinaire se poursuivra comme prévu à partir du 1er décembre.
N.A




