Impunité sélective !

De retour d’exil, synonyme de victoire triomphante pour les uns et de liberté retrouvée pour les autres, alors dans le collimateur de la Justice pour des affaires de détournement et de malversation, à l’époque du régime Rajoelina, ils font maintenant la sainte nitouche, sans être inquiétés, comme si de rien n’était. Certains sont même considérés comme des éminences grises en coulisses qui dictent la marche à suivre et tirent les ficelles des marionnettes de la Refondation.
En un mot, ils jouissent de l’impunité au grand jour, à l’ombre même du palais. A jamais ou leur tour viendra ? La question mérite d’être posée et l’opinion publique commence à s’interroger, à l’heure où la République de la Refondation manifeste ce besoin des sanctions pénales visant en premier lieu ses adversaires politiques, des coupables tout désignés, pour faire bonne impression auprès de la population, au nom de la lutte contre l’impunité, devenue le cheval de bataille du régime actuel.
Si la refondation ne rime pas avec l’impunité, ces personnes doivent être appelées à rendre des comptes devant la Justice le moment venu. La mémoire des faits ne s’efface jamais qui d’ailleurs refont surface sur les réseaux sociaux. Aucun dossier « brûlant » ne devrait être classé sans suite sinon il y a une justice monopolisée à deux vitesses à Mada­gascar. Ennemis politiques et amis « véreux », devraient être mis dans le même sac. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures favorisant les « entourages » impliqués dans des affaires de détournement à grande échelle.
Aux yeux de la Justice de la Refondation, établir un con­trat de prêt, sans négligence manifeste et sans intention frauduleuse, pourrait prendre la forme d’une corruption, justifiant la détention préventive et l’émission d’un mandat d’arrêt. Dans ce cas, quel sort convient-il alors de réserver à ces personnes qui trainent de casseroles ? Impunité accordée aux « entourages » et impitoyable devant les ennemis !

Rakoto

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