L’impératif de la refondation des piliers structurels et du droit constitutionnel ! Le chantier est très vaste, pour ne pas dire colossal à plus d’un titre, à boucler dans un délai de deux ans au maximum, le temps nécessaire pour bâtir un nouveau socle solide du système de gouvernance de la « nouvelle République ». En tout cas le processus est enclenché et a franchi le point de non-retour. La Refondation est en gestation. Et on a hâte de voir ce que cela va donner.
A ce propos, certainement, les politiques protagonistes ont déjà chacun une idée derrière la tête, tout comme les autorités actuelles, sans pour autant partager leur vision des choses, du moins pour le moment. Et même constat au sein de l’Assemblée nationale, les élus semblent attendre l’évolution des processus en cours, avant de se prononcer et de se positionner.
Quelle refondation au juste ? C’est là toute la question qui sera certes débattues durant la concertation nationale d’une durée de six mois, tant sur le fond que sur la forme. Et les citoyens et la société civile, auront voix au chapitre en tant que forces de propositions, reflétant cette refondation démocratique profonde, fondée sur la transparence et la participation inclusive.
Mais déjà du côté de l’opinion publique, leurs attentes sont claires. Le temps est maintenant venu de procéder à une refonte totale de la Constitution annonçant dans ce sens la fin de la 4e République et la naissance de la 5e, nécessitant le recours au référendum, pour tourner définitivement la page de l’ancien régime. A vrai dire, il ne s’agit pas de réviser ou modifier la Constitution existante selon le bon vouloir des politiques, ce qui n’entraîne pas forcément le changement de la République.
Dans cette optique, le type d’Etat à adopter, entre unitaire, fédéral ou régional, sera aussi au centre des discussions. En un mot, Refondation n’implique pas seulement le changement de fonctionnement du système de gouvernance, elle a pour objectif ultime d’instaurer un nouvel ordre constitutionne
Rakoto




