Ni oui ni non !

Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, ayant le statut de chef d’Etat, troquera-t-il sa tenue militaire en «veste » politique, pour livrer un tout autre genre de combat dans les urnes, le moment venu ? A point nommé et pertinente, la question lui a été posée, mais de manière directe, lors de son intervention sur les chaînes nationales récemment, alors que si certains observateurs ont estimé qu’elle ne semble pas opportune, à l’heure de la Refondation.
Et à entendre sa réponse qui n’est ni oui ni non, tout en voulant maintenir le suspense, autant dire qu’il commence à s’exprimer comme un politicien. Le colonel n’exclut pas de se porter candidat à l’élection présidentielle si le peuple le veut. Une ambition politique à peine voilée dont sa concrétisation dépend donc de la volonté populaire. C’est dire qu’il appartient au peuple de trancher s’il possède le profil idéal pour être candidat à la présidentielle, après deux années à la tête de la Transition.
Déjà, cette question pourrait être traitée en profondeur au cours de la concertation nationale à venir, de savoir si en tant que président de la Transition en exercice, le colonel Michaël Randrianirina ayant pour mission de poser les bases de la Refondation menant vers l’élection, pourrait-il se présenter à l’élection présidentielle. Pas besoin d’attendre deux ans, pour avoir les avis de la population. Son destin politique sera entre les mains des concertateurs issus de différents horizons.
Pour le moment, les réactions des politiciens et des éventuels candidats se font attendre. En tout cas, un éventuel saut électoral du colonel Michaël Randrianirina, risque de fausser les pronostics et changer la donne. Car de la Transition à la Refondation, pour aboutir à une élection, le président de la Refondation a toutes les cartes en main. L’avenir nous le dira.

Rakoto

Partager sur: