La toge universitaire, symbole séculaire de prestige et de rigueur académique, est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Le ministère de tutelle réagit.
Rappel à l’ordre du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), après avoir constaté une des abus et des irrégularités sur le port de la toge universitaire dans plusieurs établissements, en particulier dans le secteur privé.
Selon l’Arrêté n°35.193/ 2023-Mesupres, la toge n’est pas un simple vêtement cérémonial. Son port répond à des normes strictes, c’est-à-dire, robe noire pour les enseignants-chercheurs jusqu’au grade de professeur, rouge uniquement pour les professeurs titulaires, épitoge complète ornée de barrettes correspondant au rang académique, bandes satinées aux couleurs de la faculté et jabot blanc en dentelle pour les magistraux.
Autant de détails qui, selon les autorités, sont trop souvent ignorés. Or, ces derniers temps, de nombreuses régularités sont constatées : toges dépourvues d’épitoge, barrettes manquantes, couleurs fantaisistes, ou encore port non autorisé par des vacataires et intervenants extérieurs.
Et face à cette dérive jugée suffisamment préoccupante, le ministère hausse le ton. « Toute toge dépourvue d’un élément obligatoire est considérée comme non conforme », rappelle fermement la note de service.
Les responsables universitaires sont sommés de mettre fin sans délai à cette situation, qualifiée de préjudiciable à l’intégrité et à la crédibilité du monde académique. Le ministère va plus loin : tout usage abusif pourrait être requalifié en usurpation de titre ou de fonction, ouvrant la voie à des sanctions administratives, disciplinaires, voire à des poursuites judiciaires.
Fahranarison




