Le football malgache traverse une nouvelle zone de turbulences. Hier, le coup d’envoi tant attendu de la deuxième phase du championnat national de deuxième division, la Ligue des champions D2 prévue se disputer du 21 au 30 novembre, n’a pas pu être donné au stade Rabemananjara de Mahajanga. Les arbitres ont entamé une grève illimitée, pour réclamer des arriérés d’indemnité impayées
Alors que toutes les équipes qualifiées pour le site de Mahajanga onté été bien présentes à Mahajanga, les arbitres ont refusé de prendre part aux rencontres, paralysant ainsi l’ensemble de la compétition. Les joueurs, les staffs techniques et les supporters locaux ont assisté, impuissants, à une journée blanche.
Au cœur du litige : une dette colossale que la FMF traîne depuis trois ans envers le corps arbitral. Selon les informations recueillies, le montant cumulé des indemnités et frais de déplacement impayés atteint environ 43 millions d’ariary à l’échelle nationale. Une somme qui, malgré de multiples relances et réunions, n’a toujours pas été réglée
Au stade Rabemananjara, plusieurs banderoles et slogans ont été déployés par les arbitres et leurs sympathisants, dénonçant ouvertement les «promesses non tenues» et «pressions» exercée par président de la FMF, Alfred Randriamanampisoa, sur le corps arbitral.
Ce nouveau bras de fer arrive au pire moment pour la FMF, déjà fragilisée par plusieurs scandales récents. L’affaire des primes des Barea du Chan 2024, vice-champions d’Afrique, avait déjà mis le comité exécutif sur la sellette : retards de paiement, déductions opérées par la Caf pour couvrir des amendes antérieures, répartition contestée… Des anciens internationaux comme Faneva Ima Andriatsima, Paulin Voavy ou Abel Anicet ont même tiré la sonnette d’alarme, accusant la fédération de manque de transparence et de respect envers ceux qui portent haut les couleurs malgaches.
Cette grève intervient alors que le football malgache tente de se restructurer après des années chaotiques. La manifestation du 1er novembre devant le stade Mahamasina, où anciens joueurs, entraîneurs, arbitres et supporters, ont réclamé une refondation complète de la FMF, résonne encore. Le président Randriamanampisoa, déjà sous pression après l’affaire des primes du Chan, est de nouveau en mauvaise posture.
Naisa




