On en est qu’au début de la refondation et déjà des divergences manifestes éclatent au grand jour entre les Refondateurs de la République, donnant lieu des échanges acerbes par médias interposés.La nomination « fantasque » de certains hauts employés de l’Etat en Conseil des ministres, « qui dérange », est devenue une source croissante de frictions dans la classe politique, à l’origine des réactions mitigées.
Le ton monte du côté du Tim quis’oppose au recyclage des politiciens, fervents partisans de l’ancien régime qui se voient confier des postes à responsabilité. Il considère cette façon de faire, comme une insulte faite au peuple et notamment à ceux qui ont lutté pour le changement en profondeur du système de gouvernance, à commencer par séparer le bon grain de l’ivraie.
Le parti de Marc Ravalomanana, à l’heure de redynamisation, n’écarte même pas l’idée de constituer un bloc d’opposition contre le régime du Colonel Michaël Randrianirina si la Refondation dévie de sa trajectoire, sous forme de réconciliation et de politique d’ouverture.
Et les réponses de la présidence de la République de la Refondation, ne se font pas attendre. Plus qu’une manipulation de l’opinion publique, c’est une manipulation politique, a répliqué le chef de l’Etat. Selon ses explications, sans citer le nom du parti Tim, qui agit ainsi parce que leur projet de placer leur partisan aux postes clés, n’a pas abouti. Michaël Randrianiriana a même précisé que dans certains cas, les compétences primes avant la couleur politique.
Sous cet angle, la bataille politique aux urnes, lors de la prochaine élection présidentielle, se dessine. Les dessous de la politique à Madagascar avec des enjeux cachés, loin d’être un secret de polichinelle. Gagner les scrutins de demain, se prépare aujourd’hui, en commençant par placer des pions sur l’échiquier.
J.R




