Association Sœur Emmanuelle : appel à l’action collective pour protéger les enfants

« Les violences faites aux enfants prennent des formes multiples, souvent liées aux difficultés financières au sein des foyers », a révélé Hoby Rajaonah, directeur régional de la Population et des solidarités Analamanga. Elle rappelle ainsi que ni l’État ni les organisations seules ne peuvent lutter efficacement contre ces abus : la coordination entre tous les acteurs est indispensable.

Cette responsable souligne que « toutes les régions sont touchées, mais que la situation est particulièrement préoccupante en milieu urbain ». Et pour y re­médier, l’Association Sœ­ur Emmanuelle (Asmae) a or­ganisé en fin de semaine, au Motel Anosy, un atelier de mise en réseau consacré à
la protection de l’enfance. L’initiative s’inscrit dans les projets Ankizy 3, Tanora 2 et AIM et cherche à consolider durablement les synergies entre institutions, organisations de la société civile et acteurs de terrain.
Vatosoa Andriamiarana, responsable des opérations et partenariats au sein d’As­mae, rappelle que la protection de l’enfant est au cœur des actions de l’organisation. Le projet Ankizy, dans le domaine éducatif, produit notamment des outils pédagogiques et des supports d’accompagnement destinés aux enfants en difficulté. As­mae élabore également des dispositifs de prise en charge médico-sanitaire, psychosociale, juridique et sécuritaire, ainsi que des modules dédiés à la communication non violente.

Suivi des cas

L’atelier visait notamment à harmoniser les con­cepts-clés liés à la protection de l’enfance, identifier les rôles des acteurs, faciliter les collaborations entre OSC et institutions, et capitaliser les bonnes pratiques. A l’issue des échanges, les participants doivent disposer d’outils concrets comme une cartographie ciblée ou un an­nuaire opérationnel.
L’événement a réuni plus de 80 participants repré­sentant une quarantaine de structures : services étatiques, professionnels de la santé, de l’éducation et de la justice, associations partenaires et représentants d’enfants et de jeunes. Ensemble, ils ont partagé leurs expériences, analysé les circuits de prise en charge existants et co-construit des pistes pour améliorer le signalement, le référencement et le suivi des cas.

Arh.

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