Carence en micronutriments: la prévalence de l’anémie chez les enfants malgaches, s’établit à 42%

Selon les résultats de l’Enquête nationale sur les carences en micronutriments (ENCM 2024) à Madagascar, environ 42 % des enfants malgaches âgés de 6 à 59 mois, souffrent d’anémie, due à une carence en fer, pour les 40 % d’entre eux. Et 46 % de personnes souffrant sont des femmes.

Face à ces chiffres alarmants et à l’occasion de la Journée mondiale de la carence en fer, hier, le mi­nistère de la Santé Publi­que et Blédina, dans le cadre de son engagement en faveur de la nutrition infantile, ont annoncé le lancement officiel du Pro­jet de dépistage de l’Anémie de la Petite Enfan­ce à Mada­gas­car, en partenariat avec la Société malgache de pédiatrie (Somaped) et l’Office pharmaceutique malgache (Opham).
Ce programme, axé sur trois volets, a pour objectif de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et de prévenir le retard de croissance à Mada­gascar. D’abord, le dépistage non invasif de l’anémie ferriprive auprès des enfants, d’abord dans 26 établissements de la région d’Anala­manga puis dans d’autres ré­gions. Puis la formation des équipes de santé et le renforcement des capacités locales. Et enfin, la mise à disposition d’outils innovants, dont le matériel de dépistage et des outils digitaux destinés à faciliter la collecte de données et le suivi.
«A travers ce projet, le mi­nistère de la Santé publique réaffirme son engagement à améliorer durablement la santé des en­fants malgaches. Il s’aligne pleinement sur les priorités nationales et mondiales en contribuant à l’atteinte de l’Objectif de Déve­lop­pement Durable 2.2, celui de mettre fin à toutes les formes de malnutrition, spécifiquement en renforçant la lutte contre la carence en fer et l’anémie ferriprive chez les enfants», selon
le docteur Lethicia Lydia Yasmi­ne, secrétaire général du ministère de la Santé publique.
Les causes de cette carence en fer sont multifactorielles et étroitement liées à la situation socio-économique et en­vironnementale du pays. Dans ce sens, la pauvreté est la cause fondamentale de la malnutrition chronique, limitant l’accès à une alimentation diversifiée et de qualité. A noter également l’insécurité alimentaire suite aux chocs climatiques récurrents, compromet gravement les récoltes et l’accès à la nourriture.

Recueillis par Sera R.

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