Le ton se durcit au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres). Le syndicat de ce département hausse la voix et exige des réponses rapides aux revendications des personnels de la recherche scientifique. Après plusieurs tentatives de dialogue jugées infructueuses, les représentants syndicaux brandissent désormais la menace d’une grève générale dans les 72 heures. Au cœur de leurs doléances figurent la régularisation de l’indemnité de technicité, de l’indemnité de fonction, l’égalisation des statuts entre employés et l’accélération du basculement administratif des agents de la catégorie 9. Des mesures promises depuis des mois, mais qui n’ont toujours pas été appliquées. « Nous avons sollicité des solutions, mais nos demandes restent sans réponses concrètes », déplore le président du syndicat, Tsiavonana Tantelison.
Selon leur déclaration d’hier, plusieurs rencontres ont déjà eu lieu, tant avec la Primature qu’avec le ministre de tutelle. Pourtant, aucune avancée notable n’a été enregistrée.
Les syndicalistes dénoncent également un climat d’intimidation dans certains « sénéraux » de Nosy Be, où des employés auraient fait l’objet de pressions et de convocations jugées abusives par les forces de l’ordre. Ils demandent l’arrêt immédiat de ces pratiques et appellent à la protection des droits professionnels. Interpellé, le ministre assure que le dossier sera présenté au Conseil des ministres, tout en rappelant que le traitement des demandes suit une procédure hiérarchique et ne peut se faire « en un claquement de doigts ».
Sur un autre front, celui de « l’opération Fosika », le syndicat affiche son soutien à l’Etat. Il dénonce la circulation de diplômes frauduleux, un fléau qui, selon son président Tsiavonana Tantelison, mine la crédibilité des institutions et ouvre la porte à des personnes non qualifiées. « Quand ceux qui n’ont pas les compétences accèdent à des postes clés, c’est tout le système qui en souffre », avertit-il.
Fahranarison




