« Quand les silences parlent » : les voix des femmes face aux conflits

Le système des Nations unies à Madagascar a présenté le rapport « Quand les silences parlent », une première analyse sensible au genre sur les dynamiques de conflits dans le pays. Devant diplomates, organisations de la société civile et jeunes activistes, le Coordonnateur résident, An­thony Ngo­ro­rano, a rappelé l’objectif : briser le silence et rendre audibles les voix trop souvent marginalisées. Réalisé grâce au Peace building fund (PBF), le rapport s’appuie sur des consultations menées dans cinq régions par 28 jeunes chercheurs. Il révèle des réalités encore peu documentées : les femmes et les jeunes filles subissent les effets des tensions et violences différemment, mais restent peu représentées dans les espaces de décision, notamment dans certaines zones d’Atsimo-Andrefana et Betioky où d’autres parlent à leur place.
L’étude propose des recommandations fortes pour renforcer l’égalité de genre, l’éducation, l’accès aux services essentiels, dont la santé sexuelle et reproductive, et la participation des femmes à la gestion durable des ressources naturelles.
En parallèle, l’exposition « Henoy ny feonay ! » met en lumière les témoignages de femmes, de personnes handicapées et de survivantes de violences. L’événement a également marqué le lancement de deux cours en ligne de l’UNSSC : Sensibilité aux conflits et Climat, Paix, Sécurité, des outils destinés à mieux comprendre les risques et à concevoir des actions adaptées au contexte malgache.
Pour le chercheur Diary Randriama­ro­ma­nana, ce rapport est crucial : il permet enfin de comprendre l’impact des conflits sur les femmes et d’identifier des pistes concrètes pour agir.

Recueillies par Fahranarison

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