Indice des prix à la consommation : l’inflation montre des signes d’accalmie

D’après les projections économétriques de l’Instat, du ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), on est dans un contexte d’inflation maitrisée qui se situe « entre 7,0 % et 7,4 %, pour une moyenne annuelle autour de 7,6 % ».
En effet, l’évolution récente de l’indice des prix à la con­sommation (IPC) montre une accalmie notable de l’inflation à Madagascar. La note d’analyse de l’Institut national de la statistique (Instat) publiée cette semaine rapporte que « les catégories qui pèsent le plus dans le budget des ménages, à savoir le riz, les produits alimentaires et produits de première nécessité, affichent une stabilité durable qui contribue directement au ralentissement de l’inflation nationale ».
Le riz qui représente à lui seul près de 18 % de la dépense des ménages, demeure un produit de taille dans le calcul de l’IPC. Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées comptent pour plus de la moitié du panier de consommation. Les PPN, eux, en constituent près d’un tiers. « Dans ce contexte, toute fluctuation de prix dans ces segments, influence de manière mécanique l’indice général », explique l’Instat.

Ralentissement graduel de l’inflation

La crise politique a certes perturbé certaines chaînes d’approvisionnement, mais les mesures d’appui annoncées par l’Etat et les soutiens extérieurs, ont contribué à amortir les chocs. Les graphiques de l’Instat montrent des courbes de prix quasi horizontales ces derniers mois. Cette stabilité s’est maintenue en novembre 2025, malgré quelques ajustements ponctuels.
Les carburants, essentiels dans les coûts de transport, de production et de distribution, se sont eux aussi stabilisés. Une légère baisse des prix maxima à la pompe, a même été observée, limitant la transmission de hausses vers les denrées essentielles.
Les entreprises expriment néanmoins un pessimisme croissant, selon les enquêtes de conjoncture, en mettant en avant une incertitude économique qu’une pression réelle sur les prix. Les chiffres confirment d’ailleurs un ralentissement graduel de l’inflation, passée de 9,5 % en janvier à 7,6 % en septembre 2025, porté principalement par la détente sur les prix alimentaires.

Arh.

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