Les préparatifs de la concertation nationale, sous l’égide du FFKM, semblent être à la traîne, alors que tout le monde est déjà dans l’expectative. Qu’en est-il vraiment ? On sait tout simplement qu’elle devrait se dérouler dans un laps de temps compris entre un et six mois et que la participation de toutes les forces vives, notamment « citoyenne», est vivement souhaitée pour que le processus soit inclusif et les décisions prises, légitimes.
A part cela, on n’en sait rien d’officiel. Beaucoup de questions, peu de réponses. Quand exactement, où, qui sont concernés, quels sont les thèmes principaux, quels sont les critères des participants? Visiblement, les hommes d’églises sont très discrets sur les sujets. De la concertation régionale à celle nationale, il y a encore trop de flou que seul le FFKM peut apporter un éclaircissement car même le ministère du Renouveau, n’en savait pas plus.
Et là, l’opinion publique commence non seulement à s’impatienter, mais également à se poser des questions. Vu les enjeux de cette concertation nationale, en l’occurrence la Refondation du système de gouvernance de la République, synonyme de changement de Constitution, tout le monde veut se faire une idée des débats, notamment ceux qui veulent apporter leur contribution, à condition qu’ils soient parmi les invités et intervenants.
Cette concertation nationale souveraine apparaît comme le socle de la Refondation républicaine par le peuple et pour le peuple. Mais, ce dernier ne dispose pas de repères suffisants pour s’orienter le moment venu. La discrétion est de mise pour le FFKM, alors qu’en même temps les politiques pointent déjà le bout de leur nez. C’est clair, ils veulent peser lourd dans le débat et imposer leurs idées. Mais pour l’heure, cette grande rencontre tant attendue, ne se profile pas à l’horizon.
J.R




