Des membres d’une famille se sont enfuis en France après des menaces proférés par leur ancien collaborateur. Ils demandent l’asile dans l’Hexagone sachant que leur désormais ennemi est capable de tout, même en inversant les rôles devant la Justice malgache. En effet, la mère de famille, victime d’un viol collectif au mois de novembre, fait désormais l’objet d’un avis de recherche aux côtés de sa cousine également violée, son mari et son cousin.
Une petite famille habitant autrefois à Atsimotsena Ampefy demande actuellement l’asile politique en France. Le père de famille dénommé Nick Anderson Ranaivoson âgé de 23 ans, sa femme Ny Hajatiana Nilsen, âgée de 22 ans et sa fille Ewen Sun Nilsen âgée de 8 mois, ont quitté Madagascar avec le cousin et la cousine de la mère de famille, après avoir subi des menaces de mort et des violences, ainsi que de représailles politiques. Leur ancien collaborateur dénommé F.R, licencié pour comportements dangereux liés à l’abus d’alcool, fait tout son possible pour les détruire.
F.R a notamment pris d’assaut la maison de la famille Ranaivoson, dans la nuit du 1er novembre, avec quatre autres individus, tous armés. Les assaillants ont agressé les deux hommes de la maison et les ont ligotés. Pendant ce temps, les deux femmes qui s’y trouvaient ont subi des viols collectifs sous les yeux impuissants de leurs proches. Les malfaiteurs ont saccagé la maison et menacé de mort les occupants tout en tuant le gardien des lieux qui tentait de les repousser.
Se victimiser pour manipuler
Tout a commencé le 14 septembre, quand F.R, est venu chez Nick Anderson en état d’ébriété pour menacer de mort tous les occupants de la maison. Ayant déposé une plainte, le 18 septembre, la famille Ranaivoson a obtenu gain de cause, F.R ayant été placé sous mandat de dépôt. Cependant après le changement de régime, le concerné a bénéficié d’une liberté provisoire et a recommencé à mener la vie dure à ses désormais rivaux. Il utilise les collaborations professionnelles de Nick et sa famille avec une ancienne ministre de Rajoelina, comme bouclier lors des procédures judiciaires.
Après l’agression du 1er novembre, alors que les Ranaivoson ont porté plainte contre F.R, le 10 novembre ; ce dernier a également déposé une plainte, le 2 décembre, en inversant les rôles. Face à cette situation, les Ranaivoson ont dû quitter Madagascar, d’autant que contre toute attente, la Justice malgache a sorti un avis de recherche à l’encontre de ses quatre membres. « Nous demandons l’asile afin de pouvoir vivre en sécurité, reconstruire notre vie et soigner nos traumatismes », a indiqué Ny Hajatiana Nilsen, la mère de famille.
LR




