Les employés de Madarail ont tenu lundi une Assemblée générale après une rencontre avec le ministère des Transports et de la Météorologie. Ils ont dressé un tableau préoccupant de la situation de la société ferroviaire et réaffirmé leurs revendications, au premier rang desquelles figure le départ du directeur général par intérim.
Selon les salariés, un renouvellement de la direction et du Conseil d’administration est indispensable pour relancer une entreprise minée par des années de gestion contestée. Ils affirment que le ministère aurait déjà engagé des démarches en vue de la nomination d’un nouveau dirigeant.
Cette mobilisation intervient alors que les cheminots ont lancé, le 4 décembre, une grève de trois jours pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et un manque de transparence persistant depuis la mise en concession du réseau ferroviaire national. Ils avertissent que le mouvement pourrait se prolonger si leurs revendications ne sont prises en compte dans un délai de
72 heures.
En même temps, ils pointent du doigt le non-paiement de salaires et de primes, ainsi que des irrégularités financières récurrentes. Les employés rappellent une perte de 14 milliards d’ariary enregistrée en 2009 et évoquent des financements dont l’usage n’a jamais été clarifié. Ils s’interrogent aussi sur l’allongement inexpliqué de la concession, passée de 25 à 50 ans entre 2003 et 2006.
Les grévistes exigent en outre l’éviction d’un opérateur étranger soupçonné d’avoir perçu indûment 120 000 euros et 1 % du chiffre d’affaires. Ils réclament enfin un audit indépendant pour rétablir la confiance et engager une véritable remise à plat de la gouvernance de Madarail.
Arh.




