Le tatami de Tokyo vient à peine de refroidir que le nouveau classement mondial IJF pour décembre 2025 est tombé. Et Madagascar peut encore lever la tête avec fierté grâce à ses deux représentantes les plus solides du moment.
Laura Rasoanaivo-Razafy reste accrochée à la vingtième place mondiale en moins de 70 kilos, une position qu’elle défend bec et ongles depuis plusieurs mois dans une catégorie où la concurrence est impitoyable. Le Grand Chelem de Tokyo, disputé le week-end, n’aura été pour elle qu’une simple participation, dix petits points glanés sans éclat, mais suffisants pour conserver ce rang précieux qui la place toujours dans le top mondial et lui assurent une tête de série intéressante lors des prochaines échéances.
On sent pourtant que la Malgache, Championne d’Afrique en avril à Abidjan et médaillée d’argent au Grand Prix de Qingdao en septembre, a laissé passer une occasion de grappiller quelques places. Septième à Abu Dhabi fin novembre, elle avait montré qu’elle pouvait jouer les trouble-fête parmi les meilleures, mais le jet lag ou la fatigue accumulée ont peut-être pesé sur ses épaules.
Dans la catégorie des moins de 48 kilos, Natacha Emiliame Razafindrakalo continue son chemin de croix vers le haut du tableau avec une régularité de métronome. Le même Grand Chelem de Tokyo ne lui a rapporté que dix points supplémentaires, mais ces dix points-là valent de l’or, lui permettant de rester collée à la soixante-dix-neuvième place mondiale avec 437 points au compteur.
Pour une judokate qui n’a pas encore eu l’occasion de s’exprimer sur les plus gros Grands Chelems de la saison, c’est une belle récompense. Vainqueur de l’Open à Pretoria en juin, cinquième des Championnats d’Afrique seniors à Abidjan et déjà cinquième à Casablanca en janvier, Natacha avance pas à pas, sans faire de bruit, mais sans reculer d’un pouce. Classé 79ᵉ mondiale, elle n’est plus très loin du top 64 qui ouvre les portes des grands rendez-vous et de la qualification olympique.
Naisa




