Les élections pour la présidence des ligues régionales d’Analamanga et de Matsiatra Ambony reprendront ce jeudi 11 décembre 2025, après l’annulation pure et simple du scrutin initial prévu le 6 décembre dernier. À Analamanga, des troubles graves ont empêché le vote de se dérouler dans le calme requis ; à Matsiatra Ambony, une égalité parfaite entre les deux candidats, confirmée à plusieurs recomptages, a rendu impossible tout départage légal.
Face à ces incidents, le Comité d’organisation des élections a décidé de tout remettre à zéro plutôt que de bricoler des solutions bancales. Olivier Ramanandraibe, qui dirige ce comité, n’a pas mâché ses mots lors du point de presse tenu hier à l’ANS, Ampefiloha : la Fédération malgache sort à peine d’une longue suspension internationale et personne ne veut revivre le cauchemar des sanctions. « Nous avons lutté des années pour lever l’interdiction qui nous frappait. Un seul faux pas et la porte se referme. Tout doit être bouclé avant le 31 décembre 2025, point final, sinon c’est la croix sur les compétitions mondiales », a-t-il martelé.
Le message est clair : pas question de déroger aux statuts de la Confédération africaine et de la Fédération internationale de pétanque et jeu provençal. Les règles sont les règles, et elles s’appliquent jusqu’au bout du cochonnet.
Du côté de l’élection nationale, rien ne bouge : le congrès électif qui désignera le prochain président de la Fédération sport boules malagasy reste fixé au 27 décembre. Les grands électeurs garderont exactement les mêmes droits qu’annoncés, et les candidats encore en lice ont donc une petite quinzaine pour finir de labourer le terrain. Le Comité les a d’ailleurs invités, sans détour, à mettre les bouchées doubles : ici, pas de piston, pas de magouille, seule la majorité absolue des voix compte.
« Le code électoral n’a pas changé d’une virgule, et il ne changera pas, a insisté Olivier Ramanandraibe. Nous ne sommes pas là pour inventer des arrangements entre amis. Celui qui veut le fauteuil doit simplement convaincre plus que l’autre. Point. »
Jeudi donc, les boules seront de nouveau lancées à Analamanga et Matsiatra Ambony. Espérons que cette fois, elles restent sur le terrain et que les pointeurs comme les tireurs jouent le jeu jusqu’au bout. Car derrière les parties de secteur et les finales de ligue, c’est toute la pétanque malagasy qui joue sa survie sur la scène internationale. Et ça, personne n’a envie de le perdre sur un carreau mal placé.
Naisa




