Gouvernance des aires protégées: réforme sur la Gestion environnementale et sociale

Après quatre ans de travaux et de consultations, le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), en collaboration avec les parties prenantes œuvrant dans la gestion des aires protégées, a réussi à effectuer une importante réforme du cadre de Gestion environnementale et sociale (CGES).
Avec comme objectif de renforcer la gouvernance des Aires protégées (AP) de Madagascar, un atelier de dissémination de cette réforme s’est déroulé hier au Motel Anosy. Il est mené par un comité de réflexion qui est constitué, entre autres, par des membres du Medd, du Laboratoire des recherches appliquées du département Foresterie et Environnement, de l’Ecole supérieure des Sciences agronomiques, de l’université d’Antananarivo, de l’université Bangor du Royaume-Uni, de l’Office national pour l’environnement et Madagascar National Parks.
« Malgré les efforts déployés, les pressions sur nos ressources naturelles continuent de sévir au pays. Cette dissémination vient ainsi à point nommé pour améliorer la gestion de nos 153 aires protégées », a indiqué la Directrice des aires protégées, des ressources naturelles renouvelables et des écosystèmes (Daprne), Tojotsara Ratefason. La dissémination de ce nouveau cadre constitue ainsi un outil stratégique et opérationnel essentiel pour construire des AP plus efficaces, mieux gérées et plus légitimes. Elles deviennent donc des piliers du développement durable, en permettant de mieux concilier la protection de la biodiversité et le bien-être des communautés.
Le CGES réformé harmonise des pratiques qui étaient jusqu’ici dispersées, en rassemblant dans un seul document tous les outils nécessaires à la gestion environnementale et sociale des aires protégées. Il inclut, notamment, les principes et normes de gestion, les méthodes d’identification et d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, les lignes directrices y afférentes, la Convention de gestion communautaire (CGC), un mécanisme structuré de gestion des plaintes, un mécanisme d’intégration des différentes parties prenantes ainsi que des outils renforcés pour le suivi et l’évaluation.

Sera R.

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