Le ministère du Commerce et de la consommation a récemment informé les exportateurs de vanille de la décision de libéraliser les prix de cette filière. Cette mesure intervient en réponse à un surstockage important, tant au niveau national qu’international, et à la contraction du marché local.
«Cette mesure vise à offrir aux acteurs du secteur la possibilité d’ajuster leurs transactions en fonction de la dynamique du marché», explique-t-on au ministère. Toutefois, un prix de référence a été maintenu, variant entre 15 et 50 dollars en fonction de la catégorie de vanille, afin de garantir un certain contrôle et de détecter toute déclaration anormalement basse. «Le prix de référence n’est pas un prix plancher et n’empêche en rien les transactions conclues à des prix inférieurs à ce seuil», précise-t-on.
Les exportateurs de vanille sont désormais tenus de déclarer leurs transactions de manière sincère, en les alignant sur les conditions réelles du marché. Ils doivent également fournir, si nécessaire, les éléments justifiant la transaction, tels que les factures d’achat, le coût de préparation, les charges
d’exportation, les quittances de ristournes, ainsi que tout autre document pertinent. En cas de vente en dessous du prix de référence, les exportateurs devront apporter des justifications afin de vérifier la cohérence économique de l’opération.
De plus, le Gouvernement entend renforcer et soutenir la relance de la filière vanille. Cette libéralisation des prix s’accompagne d’une facilitation des procédures d’agrément et l’élargissement de l’accès à l’exportation.
Jean Riana




