2,5 MWc issus de la centrale solaire de Mangatany, près d’Arivonimamo, ont été injectés sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) depuis ce mardi 9 décembre. Cette mise en service partielle marque le début de la première phase du projet, qui prévoit l’injection de 5 MWc avant d’atteindre une capacité totale de 9,5 MWc.
Portée par la Jirama et financée par l’Etat à travers le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures (MEH), l’installation s’appuie également sur un système de batteries capable de stocker jusqu’à 6 MWh. Ce dispositif doit renforcer la stabilité de l’alimentation électrique et limiter les risques de coupures, un enjeu majeur pour la capitale.
Le développement du solaire constitue l’un des axes prioritaires des autorités pour réduire la dépendance au diesel, diminuer les coûts d’exploitation et atténuer les délestages. D’autres sites contribuent déjà à cette stratégie : Ambatomirahavavy injecte 1,5 MWc, Ampangabe 5 MWc, tandis que les chantiers d’Ambohidrano Ilafy (7 MWc) et de Tsarasaotra Ivato – un projet d’envergure de 100 MWc – se poursuivent.
Délestages et coupures
Face aux critiques fréquentes autour des interruptions d’électricité, le MEH a tenu à clarifier la distinction entre deux types de coupures : délestage et déclenchement (fahatapahan-jiro). Les «délestages» sont des coupures programmées, planifiées pour répartir un déficit de production, notamment lors des périodes d’étiage ou de pénuries de carburant. Les «déclenchements», en revanche, résultent de pannes techniques imprévues. Ils sont souvent liés à la vétusté du réseau : transformateurs vieillissants, câbles endommagés ou groupes électrogènes en fin de vie.
Avec la montée en puissance progressive des nouvelles centrales solaires, les autorités espèrent réduire ces interruptions et améliorer durablement l’approvisionnement électrique d’Antananarivo. Toutefois, la modernisation des infrastructures reste un défi de long terme.
Arh.




