Les pluies diluviennes de ces derniers jours ont transformé Antananarivo en un véritable labyrinthe aquatique. Les zones basses, comme Andravoahangy, Besarety, Ambodivona ou encore Isotry, Andavamamba, 67 Ha et ses environs, ont été submergée par les eaux, tandis que le lac Behoririka débordait, inondant les rues principales et plongeant la circulation dans le chaos.
Impossible de circuler normalement. Les routes impraticables ont forcé les habitants à improviser. Charrettes et portage à dos d’homme sont devenus les seuls moyens pour traverser les zones inondées. Chaque passage sur charrette coûte 500 ariary par personne, tandis que le portage à dos varie entre 500 et 2.000 ariary selon la distance et la négociation. Des situations parfois dangereuses, mais indispensables pour rejoindre leur domicile ou leur lieu de travail.
Les usagers de bus n’ont pas été épargnés. Les véhicules disponibles affichent complet en quelques minutes, laissant des dizaines de personnes bloquées sous la pluie, coincées dans des embouteillages monstrueux. La patience devient un luxe rare pour les habitants de la capitale.
Alerte rouge, vigilance maximale
Ces pluies s’inscrivent dans un épisode pluviométrique intense qui touche plusieurs régions du pays. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et les autorités locales appellent la population à rester vigilante, en particulier dans les zones basses et autour des rivières Ikopa et Sisaony, dont le niveau augmente dangereusement.
Antananarivo fait face à une nouvelle épreuve : inondations, routes impraticables et transport paralysé. Pour les habitants, traverser la ville devient un véritable parcours du combattant.
Fahranarison




