Que signifient ces silences ? Apparemment, le changement passe aussi par la communication. Ou plutôt, par son absence. Cette fois-ci donc, place aux non-dits et aux informations qui ne viennent pas. A commencer par l’échange entre le président français avec un autre président qui s’est tenu récemment. Côté local, c’était le silence radio. C’est finalement grâce aux médias de l’Hexagone que l’opinion publique a appris la teneur des discussions. Pas un communiqué au niveau local, pas une note.
Même scénario lors du déplacement du président de la Refondation de la République à Dubaï. Le média en ligne Africa Intelligence évoque une visite éclair, ponctuée de rencontres de haut niveau avec un ancien président sud-africain et un interlocuteur américain. Voilà pour les détails. Du côté des autorités ? Encore une fois, silence total.
Autre fait marquant, et non des moindres, ce sont les perquisitions ou plutôt les intrusions dans les domiciles d’anciens responsables. Officiellement, il s’agirait de procédures légales. Officieusement, les images et témoignages parlent davantage de vandalisme que de simples fouilles. C’est après plus de vingt-quatre heures après ces événements que des réactions tombent. Et là, encore une fois, les explications sont encore sujettes à des débats. Mais là n’est pas la question.
En tout cas, l’absence de communication dans de pareilles circonstances n’est jamais neutre. Elle laisse place aux interprétations, aux rumeurs et aux suppositions. Elle incite certaines personnes à croire tout ce que racontent les réseaux sociaux, avec leurs excès, leurs approximations et parfois leurs manipulations. Cela étant, dans un contexte où l’opinion publique est déjà méfiante, cette stratégie du silence ressemble davantage à un pari risqué car elle ouvre la porte à la confusion. Et c’est dommage.
Rakoto




