Malgré les explications fournies par le président de la Refondation de la République, sur son déplacement «confidentiel » voire controversé à Dubaï à bord d’un jet privé, l’opinion publique est plus que jamais divisée. L’essentiel a été dit, mais des zones d’ombre subsistent et on n’en saura pas davantage sur les secrets d’Etat du voyage présidentiel aux Emirats arabes unis.
En tout cas, ce déplacement en catimini loin des regards indiscrets et à l’insu de la population, à l’heure de la concertation nationale, a surpris plus d’un. Un flot de critiques négatives continue de déferler sur les réseaux sociaux.
Certes, la sécurité nationale reste toujours un sujet de la plus haute importance dans le contexte actuel. C’est un domaine stratégique, mais le fait de manifester un vif intérêt pour le partenariat avec Vectus Global, n’enchante pas certains. En fait, il s’agit d’une nouvelle société de sécurité privée, fondée par le milliardaire américain, Erik Prince qui traine des casseroles, après avoir été à la tête de Blackwater, une société militaire privée au cœur de plusieurs scandales.
A ce sujet, « l’ancien PDG de l’armée privée la plus puissante du monde, reprend son business de la guerre et de la sécurité à travers son entreprise Vectus Global, prônant sans ambages une nouvelle forme de colonialisme dans les Etats rongés par la corruption », a écrit le Monde dans ses colonnes le 28 septembre.
Faire appel à une société privée, qui plus est, appartenant à une même personne ayant une mauvaise réputation, pour lui confier la surveillance de nos ports et aéroports, c’est-à-dire nos frontières, n’est pas vraiment très rassurant, pour un pays comme Madagascar. Et à quel prix ?
J.R




